Dossier spécial
Informations générales
Début du tour: 9 mai 2009
Fin du tour: 31 mai 2009
Nombre d'étapes: 21
Nombre de km: 3455,6
Etape du jour: Roma
Type d'étape: contre la montre
Distance: 14,4km
Classement Général
1/ Denis Menchov (Rus)
2/ Danilo Di Luca (Ita)
3/ Franco Pellizotti (Ita)

Etape 21 : Roma / 14,4km


Menchov gagne le Giro en se faisant une belle frayeur

Denis Menchov a remporté le tour d’Italie aujourd’hui à Rome au terme d’un contre la montre individuel de 14,4km remporté par le lituanien Ignatas Konovalovas de l’équipe Cervélo, champion de Lituanie.

Il a néanmoins eu très peur en chutant à 1 kilomètre de l’arrivée sur une chaussée pavée rendue glissante par la pluie.


Le russe conserve suffisamment d’avance sur son dauphin, Danilo Di Luca, finissant même largement devant lui cette étape. Sans sa chute, Menchov aurait sûrement pu remporter cette dernière étape. Il était en tête au dernier classement intermédiaire précédant l’arrivée.

Danilo Di Luca, de son côté, avait très bien débuté ce contre la montre, reprenant 5 des 20 secondes le séparant de Menchov au premier pointage intermédiaire. Il était alors en tête du contre la montre. Cependant, dès les premiers kilomètres sinueux passés, il s’est retrouvé face à de longues lignes droites et n’a rien pu faire face à la puissance de Denis Menchov.

De plus, l’italien, porteur du maillot cyclamen du classement par points avait choisi d’effectuer cette dernière étape avec un vélo traditionnel à la différence de la plupart des favoris utilisant des vélos de contre la montre.

C’était un choix qui n’était pas dénué de sens car la route était rendue glissante par la pluie. Plusieurs averses avaient en effet mouillé le parcours.

Le vainqueur du jour, le champion de Lituanie de la spécialité était parti sur le sec. Aucun des favoris de ce Giro, ni aucun des spécialistes du contre la montre n’ont pu lui disputer la victoire, ces derniers étant tous partis sur route humide.

Lance Armstrong, n’a de son côté, même pas essayé de faire un temps. L’américain a roulé tranquillement, étant debout sur les pédales dans tous les virages pour éviter la chute. Il termine ce Giro affûté physiquement et très bien préparé pour son prochain objectif, le Tour de France.

Denis Menchov remporte donc ce tour d’Italie qui aura été fort en rebondissements, en incertitudes jusqu’au dernier kilomètre de course.

Le saviez-vous ?

Le Giro 2010 partira des Pays-Bas, de la ville d’Amsterdam précisément. Le Giro était déjà parti des Pays-Bas en 2002 pour fêter l’Euro. Il avait ensuite traversé, la Belgique, l’Allemagne, la Suisse et la France.
Pour l’édition 2010, aucune autre indication sur les étapes pour le moment.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Ignatas Konovalovas
Classement général
Denis Menchov

Etape 20 : Napoli – Anagni / 203km


Philippe Gilbert gagne et stabilise le classement à la veille de l’arrivée

Dernière étape en ligne aujourd’hui sur le Giro. Pour Danilo Di Luca, c’était peut-être la dernière possibilité de reprendre du temps à Denis Menchov, le maillot rose le devançant au classement général. Il en a en réalité perdu.

L’étape a été très animée. On s’attendait à un duel entre Denis Menchov et Danilo Di Luca, il n’a eu lieu que sur un sprint de bonifications pendant l’étape. Le russe a repris deux secondes à l’italien et le devance donc de 20 secondes à la veille de la dernière étape mais la victoire de Gilbert a annulé l’opposition attendue à l’arrivée qui aurait pu bousculer le classement général.

Plusieurs échappées ont eu lieu sur cette dernière étape en peloton. Plusieurs français se sont illustrés dont Guillaume Bonnafond, plusieurs fois à l’avant de la course sur ce Giro, Anthony Charteau mais surtout Thomas Voeckler qui finit deuxième quelques mètres derrière le vainqueur du jour, le belge Philippe Gilbert (photo ci-contre).

Ce dernier offre sa première victoire à l’équipe Silence Lotto, très peu visible jusqu’ici sur ce tour d’Italie.
Le belge, vainqueur de la classique d’ouverture de saison Het Volk, a devancé le français de l’équipe BBox à l’arrivée de cette étape conclue au terme d’une longue côte. Le belge, spécialiste de ce genre d’arrivée en force, a très bien saisi sa chance en s’échappant du peloton à 1,5km de la ligne, emmenant dans son sillage, Thomas Voeckler et Yaroslav Popovych.

Il devance sur la ligne le français et le peloton réglé par l’italien Stefano Garzelli.

Au classement général, Denis Menchov devance l’italien Danilo Di Luca de 20 secondes. Tout se règlera demain lors de la dernière étape à Rome lors d’un contre la montre de 14,5km.

Les américains Levi Leipheimer et Lance Armstrong sont désignés favoris par le peloton.

Le saviez-vous ?

Seuls trois coureurs français ont déjà gagné le Giro. Il s’agit de Jacques Anquetil, Bernard Hinault, Laurent Fignon. Fignon fut le dernier à remporter le tour d’Italie en 1989.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Philippe Gilbert
Classement général
Denis Menchov

Etape 19 : Avellino – Vesuvio / 164km


Deuxième victoire pour Sastre. Di Luca se rapproche encore de Menchov

Carlos Sastre (photo ci-contre lors de sa victoire sur le Tour de France 2008) a donc remporté sa deuxième victoire d’étape sur le Giro en haut du mont Vésuve.

L’italien Danilo Di Luca se rapproche encore de Denis Menchov, le maillot rose. Il n’est plus qu’à 18 secondes au classement général. Le final de ce Giro s’annonce fou !


Une échappée de 2 coureurs, Mauro Facci (équipe Quick Step) et Yuriy Krivtsov (équipe AG2R La Mondiale) s’est formée après 16 kilomètres et n’a été reprise qu’à 13 kilomètres de l’arrivée au début de l’ascension du mont Vésuve. Ils ont compté jusqu’à 7 minutes d’avance sur le peloton.

Dès le pied de l’ascension d’arrivée, les choses sérieuses ont donc commencé entre les prétendants au maillot rose.

Ivan Basso a attaqué rapidement mais a ensuite été repris par Sastre et le groupe maillot rose. A 5 kilomètres du sommet, Sastre est sorti du groupe et n’a pas pu être repris par Pellizotti, deuxième du classement général, parti en contre derrière lui. Di Luca, quant à lui, a réussi à distancer légèrement Menchov sur la ligne et à lui reprendre encore quelques secondes pour se rapprocher au classement général.
A l’arrivée, Sastre devance donc Pellizotti de 21 secondes et Di Luca et Menchov de 30 secondes.

C’était la dernière étape de montagne du tour d’Italie aujourd’hui. La dernière possibilité de créer des écarts au classement général avant le contre la montre de dimanche qui pourrait éventuellement réserver quelques surprises, le circuit empruntant des secteurs pavés et la météo annonçant de la pluie…

Demain, l’étape emmènera les coureurs à Anagni après 203 km de course. L’arrivée sera jugée après une côte et cela pourrait être à l’avantage de Danilo Di Luca, spécialiste de ce genre d’arrivées notamment lors des classiques ardennaises.
Cela nous promet encore une étape haletante. Plus que jamais, tout reste possible d’ici Dimanche !

Le saviez-vous ?

A l’exception de Paolo Savoldelli et de Alberto Contador, le vainqueur sortant, tous les vainqueurs du Giro depuis 2000 sont présents sur la course cette année. Il s’agit de Gilberto Simoni, Stefano Garzelli, Damiano Cunego, Ivan Basso et Danilo Di Luca.

C’est très rare qu’autant d’anciens vainqueurs soient présents sur un grand Tour et cela explique le niveau très relevé de la course cette année.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Carlos Sastre
Classement général
Denis Menchov

Etape 18 : Sulmona – Benevento / 182km


Deuxième victoire d’étape pour Scarponi

Michele Scarponi remporte sa deuxième étape au terme d’une échappée réglée au sprint. Le russe Denis Menchov termine dans le peloton sans être inquiété et conserve son maillot rose de leader à la veille de la dernière étape de montagne.

Cette étape aura donc vu une échappée aller au bout des 182km sans se faire reprendre. Plusieurs raisons à cela. La lassitude et la fatigue du peloton à l’approche de la fin de ce Giro, le manque ou l’impossibilité des équipes de sprinteurs à mener la chasse.

La LPR, l’équipe du sprinteur et déjà vainqueur d’étape, Alessandro Petacchi, est aussi l’équipe de Di Luca et a donc eu fort à faire en soutenant son leader ces deux dernières semaines.

La columbia, quant à elle, n’a plus son sprinteur, Mark Cavendish, ce dernier s’étant retiré de la course.

L’échappée s’est formée au kilomètre 55 avec 25 coureurs dont des habitués des échappées puisqu’on y trouvait notamment le français Thomas Voeckler souvent vu à l’attaque sur ce Giro ou encore l’ukrainien Yaroslav Popovych (photo ci-contre) échappé lors de la terrible étape reine en début de semaine. Ce groupe a compté jusqu’à 6 minutes d’avance sur le peloton.

Cette échappée s’est ensuite réduite en un groupe de sept coureurs à 15 kilomètres de l’arrivée. C’est ce groupe de sept coureurs qui s’est ensuite disputé la victoire. Au jeu du sprint, c’est l’italien Michele Scarponi qui s’est montré le plus malin en devançant tous ses compagnons d’échappée dans les derniers mètres. Il double dans les derniers mètres Danny Pate de l’équipe Garmin , 3ème, et Felix Cardenas de l’équipe Barloworld, 2ème.

Pas de modification au classement général, tous les prétendants au maillot rose étant arrivés groupés dans le peloton.

L’étape de demain sera donc la dernière étape de montagne de ce Giro, la dernière possibilité de creuser des écarts pour se positionner au classement ou reprendre le maillot rose.
Cette étape emmènera les coureurs sur les pentes du Vésuve au terme de 164 kilomètres de course.

Le saviez-vous ?

Le record de victoires sur le tour d’Italie est détenu conjointement par trois coureurs avec 5 victoires.
Il s’agit de deux italiens, Alfredo Binda et Fausto Coppi et du belge Eddy Merckx.

Alfredo Binda a remporté ses victoires en 1925, 1927, 1928, 1929, 1933, Fausto Coppi en 1940, 1947, 1949, 1952 et 1953, Eddy Merckx en 1968, 1970, 1972, 1973 et 1974.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Michele Scarponi
Classement général
Denis Menchov

Etape 17 : Cheti – Blockhaus / 83km


Pellizotti gagne et se rapproche au général, Menchov perd du temps

L’étape du jour était très courte. 83 kilomètres dont 23.5 d’ascension très raide et effectuée en partie dans le brouillard.

Franco Pellizotti, de l’équipe Liquigas et coéquipier de Ivan Basso, a remporté cette avant-dernière étape de montagne. Il se rapproche du même coup au classement général en passant de la quatrième à la troisième place.


Cette étape avait commencé par une belle échappée de 10 coureurs comprenant notamment le français Thomas Voeckler (photo ci-contre lors du Paris-Nice) de l’ équipe Bbox Bouygues Telecom.

Cette échappée a réussi à rallier le pied de la montée de Blockhaus avec 2 minutes d’avance sur le peloton puis s’est séparée sous l’impulsion de Voeckler et de Felix Cardenas, coureur de l’équipe Barloworld.

Durant la montée, le peloton s’est rapidement dispersé sur la route et le groupe maillot rose a ensuite explosé lors de l’attaque de Pellizotti.

Lance Armstrong s’est lancé seul à sa poursuite et a tenté de revenir sur lui. Il n’a pas réussi et s’est ensuite fait dépasser par le groupe du maillot rose. Il s’est alors raccroché à un groupe comprenant notamment Gilberto Simoni, ancien vainqueur du Giro et Carlos Sastre, vainqueur de l’étape de lundi.

Pellizotti n’a jamais été repris et termine devant un premier groupe qui a sprinté pour bénéficier des bonifications à l’arrivée. Sur la ligne, Pellizotti devance de 42 secondes Stefano Garzelli, 43 Danilo Di Luca et 48 Denis Menchov.
Di Luca reprend donc du temps à Denis Menchov, le maillot rose et n’est plus qu’à 26 secondes du russe au classement général. Voilà qui promet une fin de Giro palpitante !

Du côté des autres favoris, Basso termine cinquième et perd quelques secondes. Carlos Sastre perd du temps également et passe de la troisième à la cinquième place au classement général.

Ce soir, le classement se précise donc. Di Luca est plus que jamais en position de reprendre le maillot rose. Quoi qu’il arrive ces prochains jours, il devra néanmoins se méfier de Menchov dimanche, le coureur de la Rabobank étant bien meilleur que lui en contre la montre.

Demain, l’étape sera relativement plate après deux petites ascensions. Elle ne devrait donc pas permettre de creuser d’écarts au classement général.

Le saviez-vous ?

Le recordman du nombre de jours passés avec le maillot rose de leader est Eddy Merckx. Le belge est resté 78 jours en rose sur le Giro.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Franco Pellizotti
Classement général
Denis Menchov

2ème journée de repos


Etat des lieux à 5 jours de l'arrivée

Deuxième journée de repos aujourd’hui pour le peloton du tour d’Italie. Ce jour fera du bien à l’ensemble des coureurs, l’étape de lundi ayant éprouvé fortement les organismes de chacun.

Les vélos (photo ci-contre des vélos de l’équipe Caisse d’épargne) ne rouleront pas beaucoup aujourd’hui après le véritable marathon d’hier.


En effet, l’étape d’hier était très longue, 7h11 de selle pour le vainqueur Sastre. Les derniers coureurs sont arrivés, quant à eux, 48 minutes après le vainqueur. Ils auront donc passé 8h sur le vélo pour venir à bout de cette étape ! Et tout cela dans des conditions caniculaires.

Hier soir, le classement général avait bien changé avec un renforcement de l’avance de Menchov sur ses principaux adversaires et une belle remontée de Carlos Sastre à la troisième place grâce à son joli numéro de grimpeur.

Mais alors, qui va donc gagner le Giro ? A cinq étapes de l’arrivée, que peut-on imaginer comme rebondissements d’ici dimanche ?

Au regard des écarts au classement général, on remarque tout de suite une hiérarchie assez nette. Ainsi, on peut définir deux vainqueurs très probables : Menchov et Di Luca, un probable : Sastre, et trois potentiels : Pellizotti, Basso et Leipheimer.

Il ne reste cependant que deux arrivées en altitude pour tenter de faire la différence et, on l’a vu hier, même en attaquant très fort, les écarts à l’arrivée restent minces tant le niveau entre les principaux protagonistes est comparable.

Sastre devra donc réitérer son attaque victorieuse d’hier pour espérer s’imposer. Basso et Pellizotti semblent trop justes, au regard des dernières étapes, pour pouvoir reprendre le temps nécessaire à Menchov. Il faudrait qu’ils se décident à faire la course d’équipe, l’un se sacrifiant pour l’autre, ces deux coureurs étant tous les deux dans l’effectif de l’équipe Liquigas.
Quant à Leipheimer, après sa défaillance d’hier, il y a fort à parier qu’il va avoir une réaction d’orgueil et que son équipe Astana saura le soutenir.
Concernant Di Luca, la course arrive dans sa région, les Abruzzes. Inutile de dire qu’il sera très motivé pour y faire quelque chose.
Menchov de son côté reste confiant, sûr de ses capacités. Malgré son équipe un peu plus faible que celle de ses principaux rivaux, il résiste très bien et pourrait profiter d’une possible neutralisation des autres prétendants lors des dernières étapes.

Demain, l’étape sera atypique et particulièrement difficile puiqu’elle emmenera les coureurs à Blockhaus, en altitude au terme d’une étape très courte, 83km, mais au terme, surtout, d’une ascension de 23,5km. Le rythme devait être impressionnant et le classement général pourrait encore changer.

Vendredi aura lieu la dernière étape permettant, théoriquement, de faire des écarts. Elle arrivera sur les pentes du Vésuve.

Les derniers jours de ce Giro vont être passionnants !

Le saviez-vous ?

Le coureur le plus jeune ayant remporté le Giro est le légendaire italien Fausto Coppi. Il remporta le premier de ses cinq tours d’Italie en 1940 à 20 ans et 25 jours seulement.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Pas de vainqueur aujourd'hui
Classement général
Denis Menchov

Etape 16 : Pergola - Monte Petrano / 237km


Sastre gagne l'étape reine et se rapproche au général

Carlos Sastre (photo ci-contre lors de la sa victoire sur le Tour 2008) a remporté aujourd’hui l’étape reine de ce tour d’Italie. Longue de 237 kilomètres, cette étape était considérée comme la plus dure de ce Giro.
Il effectue un bond au classement général puisqu’il pointe désormais à la troisième place à 2 minutes et 19 secondes derrière Menchov qui reste en rose.


L’étape avait commencé comme souvent, lors des longues étapes de montagne, par une échappée. Cette échappée comportait deux « gros clients », Yaroslav Popovych, l’ukrainien de l’équipe Astana et Damiano Cunego, ancien favori italien de l’équipe Lampre, distancé au classement général.

Tous deux se sont débarrassés de leurs compagnons d’échappée à l’approche de la dernière difficulté du jour, l’arrivée en altitude à Monte Petrano.

Popovych et Cunego sont longtemps restés en tête, séparés, l’italien suivant l’ukrainien, d’une minute environ.
Puis, lorsque les attaques ont commencé dans le groupe maillot rose, leur avance a fondu jusqu’à ce qu’ils se fassent reprendre, à l’agonie, à moins de 5 kilomètres du sommet tout d’abord par Carlos Sastre, le vainqueur du jour mais également par le reste des favoris au classement général.

Cette dernière montée a vu de nombreuses attaques s’opérer. Basso a été très actif. Il ne termine néanmoins que quatrième, n’ayant pu boucher le trou creusé par Sastre lors de son attaque décisive et s’étant fait reprendre au dernier moment par Menchov et Di Luca au sprint.

La plupart des leaders a su s’accrocher même si tous perdent du temps sur le vainqueur du Tour 2008. Levi Leipheimer, troisième ce matin, a quant à lui, perdu près de 3 minutes. Lâché par les accélérations répétées des autres favoris, il n’a pu tenir le rythme et a même été attendu par son coéquipier Lance Armstrong, en meilleure condition que lui dans le final, pour tenter de limiter les dégâts au classement général.

Leipheimer quitte donc le podium et descend à la sixième place au classement général. Il pointe désormais à 3 minutes et 21 secondes de Menchov.

Au classement général, Di Luca reste second à 39 secondes, malgré les quelques secondes de perdues sur la ligne face à Menchov, qui a sprinté et pris des bonifications.

Comme Basso hier et encore aujourd’hui, Sastre a montré qu’il n’était pas uniquement sur ce Girp pour préparer le tour de France. Il semble qu’il faudra compter avec lui lors des dernières étapes et pour la victoire finale dimanche à Rome.
Di Luca reste en embuscade au classement général mais a paru un ton en dessous de Sastre aujourd’hui.

Demain, les coureurs seront au repos pour la deuxième fois de ce Giro. La course ne reprendra donc que mercredi en direction de Blockhaus. Encore une étape terrible, courte mais d’une difficulté extrème. Nous y reviendrons demain.

Le saviez-vous ?

Le vélo qu’utilise Lance Armstrong sur ce Tour d’Italie a été décoré par un artiste de street-art américain du nom de Shepard Fairey. C’est cet artiste qui est à l’origine du poster tricolore ayant illustré la campagne de Barack Obama. Ce vélo sera vendu aux enchères à la fin de la saison dans le cadre de l’opération « Stages » parrainée par Nike au profit de la lutte contre le cancer.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Carlos Sastre
Classement général
Denis Menchov

Etape 15 : Forlì - Faenza / 161km


Victoire de Leonardo Bertagnolli sur une étape très animée

Leonardo Bertagnolli remporte son premier succès de la saison avec cette victoire. Echappé une grande partie du parcours, il a résisté au retour d'un groupe de poursuivants et du groupe maillot rose sur une étape passionnante.

Menchov conserve son maillot rose de leader avant l'étape reine de ce Giro qui aura lieu demain avant la deuxième journée de repos.


Après une belle échappée de 14 coureurs, les 50 derniers kilomètres ont été très animés. Cette étape, qui n'était pourtant pas une grande étape de montagne a offert un très joli spectacle.

De nombreuses attaques ont eu lieu parmi le groupe maillot rose comprenant la plupart des favoris de ce tour d'Italie. Ivan Basso s'est échappé pendant environ 20 kilomètres en partant avec Stefano Garzelli sur les pentes d'une côte, pourtant non répertoriée sur le parcours.

Di Luca a contré très fort dans les derniers hectomètres de la dernière ascension. Menchov, Sastre et les principaux leaders étaient vigilants et sont facilement revenus dans la descente.

Puis, revenus petit à petit sur les échappées, craquant tous face aux difficultés du parcours, il ne resta plus que deux hommes en tête, le vainqueur du jour et Serge Pauwels (photo ci-contre), coéquipier de Carlos Sastre à qui on demanda d'ailleurs de se relever afin d'aider son leader en cas de besoin dans le final. Pauwels n'a d'abord pas voulu s'exécuter, ayant une possibilité de gagner l'étape, étant alors, à ce moment en tête de la course avec Leonardo Bertagnolli.
Il a finalement accepté sous la pression de son équipe mais cela s'est révélé inutile, Sastre n'ayant pas eu besoin de lui. Il est donc resté intercalé entre l'échappé et le groupe du maillot rose. Comble de l'histoire, il termine facilement deuxième en réglant au sprint les autres membres du groupe.

On a souvent tendance à l'oublier mais le cyclisme reste avant tout un sport d'équipe. Un seul coureur passe la ligne en premier mais il n'est pas rare d'en voir plusieurs lever les bras. Mais dans ce genre de situation, on en vient à regretter les consignes d'équipe tant elles semblent ridicules.

Pas de changement notoire au classement général à la fin de cette étape.

A noter les difficultés de Lance Armstrong qui a fait le yoyo pendant cette étape étant lâché lors des accélérations et revenant à son rythme lors des baisses d'allure. Il est donc encore en phase de regain de forme avec cependant toujours sa cadence de pédalage impressionnante.

Demain, aura lieu l'étape reine de ce Giro. Etape de montagne encore. Elle reliera Pergola à Monte Petrano en altitude au terme de 237 kilomètres et plusieurs ascensions dont trois très dures.

Le saviez-vous ?

Habituellement, la plupart des victoires d'étapes sont italiennes sur le Giro. Le tour d'Italie est, en effet, un tour qui réussit très bien aux coureurs italiens.

Cette année, ce n'est pas coutume, les victoires sont en grande partie étrangères. On a vu les trois victoires de Cavendish par exemple, celle de Boasson Hagen, de Simon Gerrans, de Denis Menchov, entre autres, mais peu de victoires italiennes en comparaison de ce qu'on constate les années précédentes, six uniquement sur les 15 étapes déjà disputées.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Leonardo Bertagnolli
Classement général
Denis Menchov

Etape 14 : Campi Bisenzio - Bologna / 172km


Première victoire de l'équipe Cervélo pour Simon Gerrans

L'équipe Cervélo, équipe de l'espagnol Carlos Sastre, a gagné sa première étape sur ce tour d'Italie grâce à l'australien Simon Gerrans (photo ci-contre lors du Tour de France 2008). Parti en tout début d'étape avec douze autres coureurs, il a remporté l'étape en puncheur, celle-ci étant jugée en haut d'une bosse, après s'être débarrassé de ses compagnons d'échappée.

Bien qu'attaqué par Di Luca qui désirait prendre des bonifications à l'arrivée, Menchov n'a pas perdu de temps et reste maillot rose.


Echappé depuis le kilomètre 12 avec Guillame Bonnafond (équipe AG2R), déjà vu à l'attaque dans ce Giro, Giampaolo Cheula et Christopher Froome (équipe Barloworld), Vasili Kiryienka (équipe Caisse d'Epargne), Philip Deignan (équipe Cervélo), Giovanni Visconti et Andriy Grivko (équipe ISD), Francesco Gavazzi (équipe Lampre), Francesco Reda (équipe Quick Step), Rubens Bertaglioti (équipe Diquigiovanni), Evgeny Petrov (équipe Katousha), Martin Müller (équipe Milram) et Eduard Vorganov (équipe Xacobeo), Simon Gerrans a su accélérer dans les derniers hectomètres pour déposer ses compagnons d'échappée qui terminent néanmoins très rapprochés.

Di Luca a tenté de les rattraper dans les derniers mètres sans y parvenir. Il avait en effet fait rouler son équipe LPR afin de rentrer sur l'échappée avant l'arrivée de manière à gagner l'étape et prendre les bonifications. Il n'y est pas arrivé, le groupe de fuyards étant trop bien organisé à l'avant de la course.

L'ex maillot rose et porteur du maillot cyclamen a tout de même réussi à prendre trois secondes à Leipheimer et Basso. Pas grand chose assurément mais peut-être que ces secondes pèseront lourd lors du dernier contre la montre à Rome...
A l'arrivée, on ne note pas de gros écarts mais des écarts sont tout de même présents. La répétition des efforts pendant l'étape et la dernière côte ayant eu raison des forces de certains coureurs.

Cette étape a été reconnue comme très dure par le vainqueur du jour. Sa victoire n'était d'ailleurs pas forcément le but de son attaque du jour. En réalité, son coéquipier Deignan et lui avaient été envoyés à l'avant de la course pour préparer une éventuelle attaque de leur leader Carlos Sastre. Si ce dernier avait attaqué, il aurait alors retrouvé sur sa route ses coéquipiers sur lesquels il aurait pu s'appuyer pour remporter la victoire.
Il n'attaqua pas, Gerrans en a donc profité pour offrir à l'équipe Cervélo, très en vue dans les classiques de début de saison, sa première victoire sur le Giro.

Demain, les coureurs rejoindront Faenza au terme de 161km de course. Il s'agira encore d'une grosse étape de montagne avec six ascensions au programme.

Le saviez-vous ?

Certains coureurs quittent les grands tours lorsqu'ils estiment avoir fait ce qu'ils étaient venus y faire. Il s'agit souvent d'hyper spécialistes ayant d'autres objectifs en tête. On avait vu par exemple le suisse Fabian Cancellara quitter le Giro avant le contre la montre mercredi soir afin de se reposer et d'aller préparer le Tour de France avec ses équipiers.

Hier soir, le britannique Mark Cavendish, estimant qu'il n'avait plus rien à gagner sur ce Giro après ses trois victoires, les dernières étapes étant toutes des étapes de montagne ou un contre la montre, a décidé de quitter la course. Souvent décriée par les organisateurs et certains observateurs extérieurs, cette façon de faire fait désormais malheureusement partie du cyclisme moderne.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Simon Gerrans
Classement général
Denis Menchov

Etape 13 : Lido di Camaiore - Firenze / 176km


Cavendish gagne pour la troisième fois

Mark Cavendish (ici lors d'un sprint sur le Tour de France 2008) est bien le meilleur sprinteur du peloton à l'heure actuelle. Epaulé par une équipe Columbia très forte, le britannique s'offre un troisième succès personnel sur ce Giro.

Avec cette étape plate arrivée au sprint, Denis Menchov conserve son maillot de leader sans difficulté.


Trois coureurs ont tenté de mener une échappée jusqu'au bout de l'étape aujourd'hui. Il s'agissait de Leonardo Scarselli (équipe ISD), Mikhail Ignatiev (équipe Katousha) et Björn Schröder (équipe Milram). Partis au kilomètre 12, ils sont restés en tête et ont travaillé ensemble pendant toute l'étape jusqu'à trente kilomètres de l'arrivée quand Schröder décida de fausser compagnie à ses deux compagnons d'échappée.

Il passa encore 25 kilomètres en tête, seul et ne fut repris qu'à 5 kilomètres de l'arrivée par le peloton lancé à pleine vitesse par les équipes de sprinteurs, principalement l'équipe Garmin pour son sprinteur Tyler Farrar abonné aux places d'honneur derrière Cavendish ou Petacchi depuis le début de ce Giro, mais aussi l'équipe Columbia pour Cavendish.

Comme hier, tout se passa bien pour l'équipe Columbia dans l'emballage final. Cavendish s'est retrouvé idéalement placé dans les 500 derniers mètres par Edvald Boasson Hagen son coéquipier, déjà vainqueur d'étape, et n'a eu qu'à produire son effort sans que personne ne puisse le remonter.

Petacchi termine encore deuxième. Allan davis, l'australien de chez Quickstep complète le podium de cette étape.

Demain, les coureurs rallieront Bologne après une étape de moyenne montagne de 172 kilomètres comptant pas moins de 5 ascensions dont l'arrivée.

Le saviez-vous ?

Comme sur le Tour de France, le maillot blanc récompense et distingue le meilleur jeune du classement général. Le classement du maillot blanc récompense donc le meilleur coureur de moins de 25 ans.

Apparu en 1976 sur les routes du Giro, ce maillot a perduré depuis en étant toutefois absent de la course de 1995 à 2006. Lors de son retour en 2007, c'est le luxembourgeois Andy Schleck qui l'avait remporté.

En ce moment, sur le Giro, et depuis le départ, c'est le suédois Thomas Lövkvist, de l'équipe Columbia qui porte ce maillot distinctif.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Mark Cavendish
Classement général
Denis Menchov

Etape 12 : Sestri Levante - Riomaggiore / 60,6km


Menchov gagne le long contre la montre et prend le maillot rose

Cette étape avait été marquée par tous les coureurs sur le calendrier des étapes de ce tour d'Italie comme certainement la plus redoutable. Redoutable car épreuve chronométrée individuelle. Une course contre soi-même, une course contre le temps.
Rarement dans l'histoire du cyclisme, les épreuves contre la montre ont été aussi longues que celle qu'ont courue les coureurs aujourd'hui.

Danilo Di Luca, le maillot rose savait qu'il partait avec un handicap certain face à d'autres coureurs spécialistes de l'effort solitaire. Ses plus proches adversaires au classement général étant, de plus, de redoutables rouleurs, Denis Menchov, Levi Leipheimer et Michael Rogers pour ne citer qu'eux, il pouvait tout juste espérer ne pas trop perdre de temps pour conserver un espoir de se refaire une santé et de reprendre la tête du classement général dans les prochaines étapes de montagne.


C'est ce qu'il a réussi à faire. Il a pu préserver ses chances pour la troisième semaine. L'ex maillot rose termine 6ème en ne perdant qu'une minute et 54 secondes sur le vainqueur du jour, le russe Denis Menchov, déjà victorieux lors de la grande étape des dolomites à l'Alpe di Siusi.

Le coureur de la Rabobank a remporté ce long parcours chronométré de 60.6km en 1 heure 34 minutes et 29 secondes à une moyenne de plus de 38 km/h. Cela peut paraître beaucoup. En réalité, c'est relativement faible pour un contre la montre. Cela s'explique par la durée de l'effort mais aussi par le fait que le parcours n'était pas tout plat comme souvent lors de ce genre d'étapes.

Du côté des autres prétendants au maillot rose, les destins ont été variés.

Levi Leipheimer, en bon spécialiste de ce type d'étape termine deuxième et se replace idéalement en troisième position au classement général à 40 secondes du russe. Michael Rogers, pourtant ancien champion du monde de la spécialité termine en 14ème position à 2 minutes 46 secondes juste derrière Lance Armstrong qui laisse filer 2 minutes et 26 secondes.
Ivan Basso, décevant, termine 11ème à 2 minutes et 17 secondes. Son équipier Franco Pellizotti qu'on avait vu en forme dans la montagne termine devant lui en 5ème position en ne perdant qu'une minute et 27 secondes sur Denis Menchov, ancien double vainqueur de la Vuelta. L'équipe Liquigas va-t-elle maintenant privilégier Pellizotti à Basso pour la fin de ce Giro ?

Cette étape a permis d'y voir plus clair sur les forces en présence dans ce Giro. Tout se jouera maintenant lors de la très dure troisième semaine.

Demain, les coureurs rejoindront Florence au terme de 176km d'une étape complètement plate. Une arrivée au sprint est hautement probable.
Verra-t-on la revanche de Petacchi sur Cavendish ou bien la troisième victoire du britannique ?

Le saviez-vous ?

Nous parlions hier d'équipement pour l'étape du jour. Il se trouve que la plupart des coureurs avaient choisi un vélo traditionnel avec des jantes profilées et un guidon de triathlète afin d'améliorer leur position sur le vélo ou alors avaient choisi un cadre de vélo de contre la montre mais avec des roues profilées à rayon.
La difficulté de l'épreuve, longueur et nombre de côtes sur le parcours, a fait renoncer les coureurs à adopter un équipement complètement profilé et dédié à cet exercice si particulier qu'est le contre la montre.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Denis Menchov
Classement général
Denis Menchov

Etape 11 : Torino - Genova / 214km


Deuxième victoire de Mark Cavendish

Cette onzième étape reliant Turin à Genève s'est conclue comme on pouvait l'imaginer en regardant le profil de l'étape, au sprint. Et à ce jeu-là, cette année, c'est bien Mark Cavendish qui semble être le plus fort. On avait beaucoup vu Petacchi en début de Giro. Il semble qu'on retrouve maintenant Cavendish tel que beaucoup le présentent, comme le meilleur sprinteur au monde.
Danilo Di Luca a passé, quant à lui une journée tranquille, il conserve son maillot rose de leader.


Comme on pouvait s'y attendre, cette étape a été le théâtre d'une échappée. Plusieurs tentatives ont eu lieu avant qu'une échappée ne perdure enfin. C'est le russe Vladimir Isaichev qui a réussi à s'extraire du peloton et à résister.
Il a compté jusqu'à 8 minutes d'avance avant de voir cette avance fondre irrémédiablement et de se faire reprendre à une quarantaine de kilomètres de l'arrivée.

A partir de là et pour la dernière ascension de la journée, c'est l'équipe Astana de Lance Armstrong et Levi Leipheimer, quatrième du classement général qui a pris en main le peloton. On n'avait pas encore vu cela sur ce Giro.
Tout cela pourrait presque faire penser à un message envoyé aux autres équipes. Un message pour dire qu'Astana, malgré sa discrétion sportive depuis le début de ce Giro, est bien présente et compte faire quelque chose sur cette course.
Armstrong a parlé de vouloir gagner une étape mais on se doute aussi que Leipheimer, 4ème au classement général aimerait tout simplement remporter ce Giro.

L'équipe Astana a donc imposé le train dans la montée et dans la descente du Passo del Turchino. Personne ne leur a contesté cette prise en main, l'allure étant élevée et le peloton s'étant d'ailleurs bien étiré sous leur impulsion.

Au bout de la descente, soit à environ 10 kilomètres de la ligne, les équipes de sprinteurs, principalement LPR pour Alessandro Petacchi et Columbia pour Mark Cavendish, ont repris le peloton sous leurs ordres et ont préparé l'arrivée de Genève.
Celle-ci s'est réglée au sprint de manière limpide, Mark Cavendish ayant été parfaitement emmené par son poisson pilote, équipier de préparation du sprint, Mark Renshaw. Le britannique devance Tylar Farrar et Alessandro Petacchi.

Pas de changement au classement général. Demain, par contre, il y en aura très certainement. Les coureurs auront à parcourir les 60,6 kilomètres du contre la montre de Cinque Terre.
Il est probable que le maillot rose change d'épaules demain soir.

Le saviez-vous ?

Lors des exercices chronométrés comme celui de demain, les coureurs utilisent des vélos spécialement conçus pour offrir une faible résistance à l'air. Habituellement, ils utilisent également des roues lenticulaires (pleines) à l'arrière et à bâtons à l'avant.
Cependant, étant donné la longueur de l'étape de demain, certains coureurs ont parlé d'utiliser un vélo traditionnel, la position sur un vélo de contre la montre étant éprouvante et peu adaptée aux longs parcours.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Mark Cavendish
Classement général
Danilo Di Luca

Etape 10 : Cuneo - Pinerolo / 262km


2ème victoire d'étape pour Di Luca qui conforte son maillot rose

Aujourd'hui avait lieu la plus longue étape du Giro 2009. Celle-ci était, de plus, une étape de montagne empruntant deux grands cols, le col de Sestrières et le Moncenisio. Une dernière ascencion était également au programme un peu avant l'arrivée, le Pra Martino.

Au terme d'une étape relativement calme, mise de côté l'échappée de Stefano Garzelli, ancien vainqueur du Giro en 2000, qui a fait une grande partie de la journée tout seul, tout s'est décanté à 10 kilomètres de l'arrivée.


Les cols du jour avaient déjà bien écrémé les troupes quand, dans la dernière difficulté de la journée, après le gros travail de l'équipe Liquigas d'Ivan Basso, Di Luca est revenu sur Franco Pellizotti, coéquipier de Basso ayant basculé en tête en haut de la dernière difficulté de la journée.
Le maillot rose, bon grimpeur mais également excellent puncheur a utilisé cette deuxième qualité pour remporter l'étape conclue en haut d'une bosse.

Il devance de 10 secondes sur la ligne un groupe de trois coureurs composé de Franco Pellizotti, Carlos Sastre, vainqueur du Tour de France 2008 et Denis Menchov déjà vainqueur d'étape sur le Giro cette année.
Plus loin, on retrouve les autres principaux leaders et vaincus de la journée, Ivan Basso et Levi Leipheimer (photo ci-contre) à 29 secondes. Ceux-ci ont perdu gros aujourd'hui. Alors qu'ils pensaient reprendre du temps au maillot rose, c'est exactement l'inverse qui s'est produit.

A noter la montée en puissance de Armstrong qui semble retrouver ses jambes d'antan. Il termine dans le groupe des leaders avec son coéquipier Leipheimer.

Le jeune Thomas Lövkvist, maillot blanc de meilleur jeune et deuxième du classement général ce matin perd beaucoup de temps et descend au classement général.
Cette journée a fait des dégâts. Les prochains gros changements, sauf incident, ne devraient plus intervenir avant le contre la montre individuel. En effet, le prochain gros rendez-vous pour les coureurs aura lieu jeudi lors du long contre la montre qui pourrait permettre à certains leaders de remonter au classement général. On pense notamment à Levi Leipheimer et Lance Armstrong dont c'est la spécialité mais également à Michael Rogers qui a déjà été sacré champion du monde de la spécialité.

Demain, l'étape reliera Turin à Genève et sera longue de 214km. Elle fera figure d'étape de repos après celle d'aujourd'hui avec son absence de grosse difficulté.
Il est donc possible que l'arrivée soit jugée au sprint.

Le saviez - vous ?

Lance Armstrong a subi hier son 28ème contrôle anti-dopage depuis son retour en compétition en début d'année. Le nombre de ces contrôles n'étant pas défini précisément, certains coureurs moins "connus" que l'américain n'ont été, à titre de comparaison, contrôlés qu'à quelques reprises sur la même période.
Depuis son retour à la compétition, l'américain rend d'ailleurs publics tous les résultats de ses contrôles anti-dopage sur son site personnel. C'était un engagement de transparence qu'il avait pris lors de son retour.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Danilo Di Luca
Classement général
Danilo Di Luca

1ère journée de repos


Un petit décrassage et beaucoup de relaxation

Chaque grand tour cycliste de trois semaines comprend deux journées de repos. Souvent le lundi ou le mardi des deuxième et troisième semaines, ces journées permettent aux coureurs et aux suiveurs de couper, de se reposer.

La course est en effet très physique et la répétition des efforts est parfois dure à supporter dans la longueur pour les coureurs.


La première semaine de de Giro a été dure physiquement avec un rythme très soutenu, de la haute montagne et peu d'étapes planes. Ajoutées à cela, la fatigue nerveuse avec les fins d'étape piégeuses et la chute spectaculaire de Pedro Horillo ont mis les coureurs dans un climat de fatigue nerveuse palpable.
Le repos va donc permettre à chacun de recharger les batteries et d'être de nouveau d'attaque pour la deuxième semaine qui s'annonce tout aussi dure avec le très long contre la montre individuel jeudi et de nouveau de la montagne dès demain

Mais alors, que font donc les coureurs pendant la journée de repos ?

Et bien ils roulent ! Pas autant qu'une journée normale mais ils font tout de même une petite sortie, souvent 2 ou 3h. Régulièrement, certains membres de l'équipe les accompagnent.

Il sagit plus de décrassage que d'entraînement. Les coureurs font cette sortie pour ne pas trop casser le rythme.
Donc, l'heure de lever est un peu moins matinale mais, dormant beaucoup, souvent entre 8h et 10h par nuit, ils ne se lèvent pas beaucoup plus tard.

Après cette sortie d'équipe, les coureurs se font masser et ensuite, différentes activités sont possibles.
Les leaders des classements ou les stars du peloton sont souvent sollicités par la presse pour des interviews.
Certains coureurs lisent, se reposent, font la sieste. D'autres profitent, s'il y en a une, de la piscine de l'hôtel.

Souvent, la journée de repos est l'occasion pour certains coureurs de voir de la famille. Certains font ainsi venir leur femme et leurs enfants. Ils passent alors une grande partie de la journée en leur compagnie.

Du côté de l'équipe, c'est l'occasion de faire un inventaire du matériel et des vélos, de réparer et de préparer les vélos pour le lendemain en prenant plus son temps que le matin ou le soir comme cela se fait habituellement. C'est aussi le temps des lessives personnelles bien que souvent, cela soit pris en charge par un membre de l'équipe dans un véhicule de l'équipe.
C'est également de temps en temps pour certains membres de l'équipe d'expliquer leur travail (photo ci-contre avec un membre du staff de AG2R). Les médias se concentrent rarement sur les coulisses de la course pendant les étapes normales alors que lors des journées de repos, ils nous présentent souvent le travail des masseurs ou des mécaniciens par exemple.

Demain, les coureurs s'élanceront de Cuneo et rallieront Pinerolo au terme de 262 kilomètres. Cette étape sera encore très dure. Une nouvelle étape de haute montagne. Il faudra se méfier des défaillances, certains coureurs ayant parfois du mal à reprendre après une journée de repos.

Le saviez-vous ?

Afin de fêter ses cent ans, cette année, le Giro visitera toutes les villes, au nombre de huit, qui étaient villes étapes lors de la première édition de la course.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Pas de vainqueur aujourd'hui
Classement général
Danilo Di Luca

Etape 9 : The Milano Show / 165km


Cavendish remporte une étape au final tronqué par la protestation du peloton

Le britannique Mark Cavendish (photo ci-contre) a remporté sa première victoire sur ce Giro, quatrième succès pour son équipe, la Columbia et la troisième de rang après celles de Boasson Hagen et de Siutsou, avant-hier et hier.
Il a remporté le sprint d'une vingtaine de coureurs après que le reste du peloton ait décidé de ne pas jouer la victoire à la suite d'un mouvement de protestation des coureurs à 6 tours de l'arrivée.


Cette étape avait lieu dans Milan. Il s'agissait de dix tours d'un circuit de 16,5 kilomètres au coeur de la ville. Nous l'avons vu hier, cette étape constitue habituellement l'étape d'arrivée du tour d'Italie.

Depuis le début du Giro, bon nombre de coureurs se plaignent régulièrement des arrivées des étapes, jugées dangereuses pour les coureurs, Armstrong en tête. L'américain avait ainsi décrit sa tête et celles de bon nombre de ses collègues coureurs à l'arrivée de l'étape de vendredi, en descente et sous la pluie, par ce mot : "livide". Les conditions climatiques étaient telles que la descente du col devenait très dangeureuse.

En plus de cette arrivée ayant marqué les esprits, s'est ajoutée hier la chute de Pedro Horillo, maintenant sorti du coma, mais toujours dans un état grave. Tous les coureurs ont été profondément marqués par la chute spectaculaire de leur confrère hier. Celle-ci a amplifié le débat latent sur la sécurité des coureurs dans ce Giro.

C'est ainsi que ce matin, la direction de course avait pris la décision de ne pas prendre en compte les temps à l'arrivée pour le classement général, dans le but de sécuriser la course. Cependant, au 5ème passage sur la ligne d'arrivée, le peloton s'est arrêté et le maillot rose, Danilo Di Luca, a discuté avec les organisateurs.
Il a ensuite pris le micro et s'est adressé à la foule, expliquant les raisons du mécontentement, expliquant que les coureurs estimaient que leur sécurité n'était pas assurée dans ce circuit urbain.

Décision a donc été prise par une grande partie du peloton de ne pas jouer la victoire d'étape en guise de protestation. C'est ainsi qu'un peloton réduit à une vingtaine de prétendants s'est disputé le sprint.
Le britannique Mark Cavendish, parfaitement lancé par ses coéquipiers a tranquillement remporté cette 9ème étape, Alessandro Petacchi bloqué derrière lui n'ayant pu lui contester la victoire.

Compte-tenu des décisions prises avant le départ, aucune modification n'a eu lieu au classement général. Di Luca reste donc en rose. Demain, les coureurs profiteront de leur première journée de repos, amplement méritée après une première semaine de course très difficile.

Le saviez-vous ?

Lors de la journée de repos, les coureurs ne se reposent pas forcément. Ils maintiennent un certain rythme afin de ne pas trop souffrir lors de la reprise le lendemain.
Nous étudierons plus longuement demain le programme type d'une journée de repos...

Martin Regent
Vainqueur du jour
Mark Cavendish
Classement général
Danilo Di Luca

Etape 8 : Morbegno - Bergamo / 209km


Kanstantsin Siutsou offre à l'équipe Columbia une troisième victoire

L'équipe Columbia a ajouté un troisème succès à son compteur dans ce Giro 2009 aujourd'hui grâce à la victoire du biélorusse Kanstantsin Siutsou (photo ci-contre).

Agé de 26 ans et ancien champion du monde espoir, le coéquipier de Boasson Hagen, vainqueur de l'étape d'hier s'est échappé à 15 kilomètres de l'arrivée après le retour du peloton sur une échappée déclenchée dans la dernière difficulté du jour.


Une échappée de 10 coureurs était en effet partie plus tôt dans l'étape mais avait été reprise par un groupe d'attaquants dans le dernier col de la journée, le Colle del Gallo.

Ce groupe d'attaquants était composé de coureurs potentiellement dangereux pour le maillot rose. On y notait, entre autres, la présence de Michael Rogers troisième au classement général mais également de Levi Leipheimer, quatrième. Ils ont compté jusqu'à 53 secondes d'avance en haut de la dernière difficulté, ce qui aurait fait perdre son maillot rose à Danilo Di Luca s'ils avaient rejoint l'arrivée avec cette avance.

Ils ont été repris au bout de la descente et c'est à ce moment précis que Siutsou est parti en contre.

Il a ensuite parfaitement résisté aux attaques en tête du peloton. Il a maintenu son avance dans la dure côté pavée précédant l'arrivée à Bergamo. Il termine échappé devant son coéquipier et vainqueur d'hier Boasson Hagen qui a encore semblé très fort.

A noter la terrible chute dont a été victime l'espagnol Pedro Horrillo de l'équipe Rabobank. Il est tombé dans le ravin dans la descente du Culmine di San Pietro. Il a été récupéré 60 mètres plus bas par les secours et héliporté à l'hôpital. Il souffrirait de multiples fractures, d'une perforation du poumon et d'un traumatisme crânien. Son état est grave mais le pronostique vital ne serait pas engagé.

Au classement général, l'italien Danilo Di Luca conserve le maillot rose devant Thomas Lövkvist et Michael Rogers.

Demain, l'étape aura lieu dans Milan. Elle sera composée de 10 tours de 16 kilomètres dans la ville.

Le saviez - vous ?

Habituellement, l'arrivée du Giro a lieu à Milan, ville dans laquelle se trouve le siège du quotidien sportif, parrain de l'événément, la Gazzetta dello Sport. Cette année, afin de fêter le centenaire de l'épreuve, la course se terminera exceptionnellement à Rome.

L'étape de demain vient donc combler, en quelque sorte, l'absence d'arrivée à Milan.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Kanstantsin Siutsou
Classement général
Danilo Di Luca

Etape 7 : Innsbruck - Chiavenna / 244km


Edvald Boasson Hagen remporte sa première victoire sur un grand Tour

Le norvégien Edvald Boasson Hagen (photo ci-contre, aux championnats du monde 2008) s'est échappé dans la descente de la dernière difficulté de la journée, le Passo Maloja à 36km de l'arrivée. Il était alors accompagné de quatre autres coureurs ayant suivi le mouvement lancé par l'italien Alessandro Bertolini.

Le jeune coureur de l'équipe Columbia a franchi la ligne en devançant au sprint ses compagnons d'échappée, finissant devant respectivement, Robert Hunter de l'équipe Barloworld et Pavel Brutt de l'équipe Katoucha.


A seulement 21 ans, le coéquipier de Mark Cavendish, premier maillot rose du Giro, remporte là sa première victoire d'étape sur un grand tour. Il aura 22 ans dimanche. Voilà un bien joli cadeau en avance pour l'occasion ! Beau cadeau également pour son équipe, la Columbia qui remporte là sa deuxième victoire d'étape après la première acquise dans le contre la montre par équipe de Venise le premier jour.

Victoire méritée car la météo n'était vraiment pas à l'avenant ! Pluie et humidité étaient au programme de cette étape. Un temps que semble apprécier Edvald Boasson Hagen car il avait déjà remporté Gand-Wevelgem, classique belge de début de saison, un peu plus tôt cette année dans des conditions similaires.

Rien de particulier à signaler au classement général. L'italien Danilo Di Luca est toujours maillot rose et devrait probablement le rester jusqu'à jeudi, date du long contre la montre de 60,6km qui pourrait induire, par sa longueur inhabituelle, de gros écarts.

Demain l'étape emmenera les coureurs de Morbegno à Bergamo sur une distance de 209 km. Il sera encore question de montagne.

Insolite et rarement vue auparavant, aujourd'hui, la décision à l'unanimité moins une voix des coureurs de l'équipe Astana. Ils ont en effet décidé d'effacer le nom de leur sponsor principal de leurs maillots en signe de protestation contre les retards de paiement dont ils sont victimes.

C'est ainsi que Lance Armstrong et ses coéquipiers sauf un, le kazakh Andrez Zeits, ont pris le départ de cette étape avec un maillot sur lequel la marque Astana avait été effacée.
On savait la santé financière de l'équipe fébrile mais on n'imaginait pas que c'était au point de faire réagir les coureurs de la sorte.

Le saviez - vous ?

Une équipe de cyclisme ne peut pas décider de changer de maillot en cours d'épreuve ou même de saison. Les maillots utilisés par les coureurs d'une équipe sont validés en début de saison et ne doivent pas évoluer sauf en cas de force majeure. Ainsi, les maillots utilisés sur une course doivent se conformer dans leurs grandes lignes aux modèles déposés par l'équipe en début de saison auprès de l'UCI, union cycliste internationale (fédération internationale de cyclisme).

Si une équipe ou un coureur décident d'utiliser un équipement particulier, ils s'exposent à une sanction financière voire à une interdiction de course. Plusieurs cas ont déjà été vus dans l'histoire du vélo. L'italien Mario Cipollini était par exemple un spécialiste des modifications d'équipement, courant par exemple en équipement zébré ou léopard les prologues des grands tours notamment.

Lance Armstrong avait également fait modifier le maillot de son équipe lors d'une de ses victoires sur le Tour. Dans ces deux cas, la sanction n'avait été que financière.

Plus récemment, QuickStep n'avait pas été autorisée à courir avec un maillot "vintage" spécialement dessiné pour le Tour des Flandres. L'équipe s'était donc rabattue sur son maillot traditionnel.

Aujourd'hui, l'équipe de Lance Armstrong n'a pas été sanctionnée, son maillot restant identique dans la forme générale, le nom du sponsor en moins.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Edvald Boasson Hagen
Classement général
Danilo Di Luca

Etape 6 : Bressanone/Brixen - Mayrhofen / 248km


Belle victoire de Scarponi, Di Luca reste en rose

L'étape du jour était une étape de transition qui a emmené le peloton du Giro du centenaire en Autriche. Ni de la haute montagne, ni de la plaine, ce fut une très longue étape néanmoins car 248 kilomètres étaient au programme. Moins difficile en théorie que l'étape de la veille, cette dernière a tout de même été très éprouvante pour les coureurs, le rythme en fin de parcours ayant été très élevé, cela s'ajoutant au kilométrage conséquent.

Danilo Di Luca, bien qu'ayant dit que l'allure lui avait semblé élevée, n'a pas failli et conserve son maillot rose de leader après la victoire de l'italien Michele Scarponi.


Ce fut Encore une victoire d'un italien revenu de suspension. Après Petacchi et Di Luca, c'est donc maintenant Scarponi qui a remporté une étape après être revenu de suspension au mois d'août 2008. Il avait été suspendu pour son implication dans l'affaire Puerto de dopage sanguin.

Il remporte cette étape de belle manière après s'être échappé dès le kilomètre 55 avec 5 autres coureurs dont le français Guillaume Bonnafond, 21 ans, de l'équipe AG2R (photo ci-contre, à droite, en compagnie de son coéquipier Stephane Goubert) et après avoir résisté au retour du peloton, revenu très fort dans les derniers kilomètres mais qui n'a pu refaire son retard.

Son avance était montée jusqu'à près de 9 minutes 30. Sur la ligne d'arrivée, Scarponi a conservé 32 secondes sur un premier groupe composé de puncheurs dont le belge Philippe Gilbert, 36 secondes sur le reste du peloton principal.

Pas de modification en tête du classement général. Lance Armstrong a, quant à lui, encore perdu du temps, en se faisant piéger dans un deuxième groupe à 39 secondes du maillot rose.

L'étape de demain rapatriera le peloton en terres italiennes en reliant la station autrichienne de Innsbruck à Chiavenna. Cette étape sera encore très longue, 244km. Il est possible qu'une échappée se forme et aille au bout de l'étape en tête, les équipes de leaders étant entamées après les dures étapes des derniers jours.

Le saviez-vous ?

Sur le Tour d'Italie, le maillot du classement par points, classement du meilleur sprinteur est récompensé par le maillot cyclamen, de couleur violette, contrairement au tour de France sur lequel le maillot de meilleur sprinteur est de couleur verte.
Actuellement, c'est l'italien Danilo Di Luca, maillot rose et également maillot vert qui devrait le porter. Cependant, portant déjà le maillot rose, c'est son coéquipier, Alessandro Petacchi, deuxième du classement et vainqueur de deux étapes qui le porte.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Michele Scarponi
Classement général
Danilo Di Luca

Etape 5 : San Martino Di Castrozza - Alpe di Siusi / 125 km


Basso fait le ménage, Menchov l'emporte

Cette deuxième étape de montagne a été à la hauteur des attentes que beaucoup d'observateurs y avaient mises. Relativement courte, seulement 125km de course dont 70km de descente en ouverture, l'étape s'est jouée dans l'ascension finale de 25km.

Au terme de celle-ci, le russe Denis Menchov de la Rabobank l'a emporté mais sans faire de réelle différence sur les principaux favoris de ce Giro à l'exception de quelques absents de marque...


L'ascension s'est faite sans attaque brutale. Tout s'est fait au train, comme on dit dans le vélo. A vitesse soutenue et constante. Le peloton s'est étiré, petit à petit, faisant lâcher prise aux concurrents les uns après les autres.

En haut de La montée de 25km, il ne restait plus qu'un groupe de 6 coureurs composé de ceux qu'on peut désormais réellement appeler favoris de ce tour d'Italie dont Levi Leipheimer et Chris Horner, les deux autres américains de l'équipe Astana, équipe de Armstrong, Danilo Di Luca, maillot vert et vainqueur de l'étape de la veille, Ivan Basso, le maillot rose Thomas Lövkvist et Denis Menchov le vainqueur du jour.

La victoire s'est jouée au sprint et le plus fort a été Menchov (photo ci-contre). Le russe, vainqueur de la Vuelta, le tour d'Espagne, en 2005 et 2007 l'emporte pour la deuxième participation au Giro de sa carrière.

Avec les faibles écarts concédés à l'arrivée, le suédois Lövkvist perd son maillot rose pour 3 secondes au profit de Di Luca qui, en plus du maillot vert de meilleur grimpeur récupère donc le maillot rose de leader du classement général.

On peut noter la belle prestation du français Thomas Voeckler encore à l'attaque dans l'échappée du jour, reprise par le train de l'équipe Liquigas dans la montée, menant la course pour son leader, Ivan Basso.

Du côté des leaders en difficulté aujourd'hui, on peut citer Gilberto Simoni qui perd 47 secondes à l'arrivée et Damiano Cunego qui lâche 2min39.
Quant à Armstrong, il confirme qu'il n'est pas encore revenu complètement en forme et perd 2min58. Il avait prévu d'en perdre 2, il fait moins bien qu'espéré.

Le saviez-vous ?

Afin d'avoir toujours tous les maillots distinctifs représentés sur la course, un maillot peut être porté par le deuxième du classement. En effet, si un coureur est premier de deux classements, il ne portera que le maillot correspondant au classement le plus important.
Ainsi, Danilo Di Luca, leader du classement de la montagne et du classement général portera demain le maillot rose du classement général. Son maillot vert du classement de la montagne sera porté par le second au classement de la montagne qui se trouve être le vainqueur du jour, le russe Denis Menchov.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Denis Menchov
Classement général
Danilo Di Luca

Etape 4 : Padova - San Martino di Castrozza / 162km


Danilo Di Luca offre sa troisième victoire en trois jours à l'équipe LPR

L'italien Danilo Di Luca a remporté hier la première étape de montagne du Giro. Il s'agit, après les deux victoires de Petacchi, de la troisième victoire de l'équipe LPR, équipe continentale, équivalent de la seconde division dans le cyclisme.

L'italien Di Luca, vainqueur du Giro 2007, s'est imposé à San Martino, en altitude, comme en 2007.

Thomas Lövkvist, suédois de 25 ans de l'équipe Columbia, profite de son bon placement au classement général avant cette étape et de sa 7ème place sur la ligne pour prendre le maillot rose à Petacchi, ce dernier aillant fini dans le Grupetto à un peu moins de 20 minutes.


L'étape a rapidement vu six coureurs s'échapper. Cette échappée comportait notamment dans ses rangs l'allemand Jens Voigt déjà à l'attaque la veille dans les derniers kilomètres. Ce dernier n’a été repris qu'à moins de trois kilomètres de la ligne par le peloton des favoris.

Une série d'attaque a alors débuté. Le colombien Juan Mauricio Soler, ancien meilleir grimpeur du Tour de France, (photo ci-contre) pensait avoir fait le maximum en plaçant une attaque franche dans les derniers hectomètres. Ce ne fut pas suffisant, Danilo Di Luca revenant sur lui au sprint et le dépassant dans les derniers mètres emmenant dans sa roue deux autres italiens, Stefano Garzelli, ancien vainquer du Giro également et Franco Pellizotti, équipier de Ivan Basso chez Liquigas.
Le colombien a donc fini en quatrième position.

A noter du côté des leaders la perte de 15 secondes accusée par Armstrong à l'arrivée. L'américain a cédé sous les accélérations successives dans le dernier kilomètre. Il a tout de même tenu à rassurer en se disant content de sa prestation pour sa première grande étape de montagne depuis son retour de blessure.

Damiano Cunego, cité en favori pour l'étape du jour, l'arrivée correspondant parfaitement aux classiques ardennaises dont il est un spécialiste, termine à une décevante 14ème place après avoir déchaussé accidentellement dans le final.

Aujourd’hui, les coureurs s'élanceront pour la deuxième étape de montagne des dolomites. Il s'agira de nouveau d'une arrivée en altitude au terme d'une ascension de 25km à l'Alpe de Suisi à 1844m d'altitude.

Cette étape plus dure que la précédente fera probablement de gros écarts au classement général. Danilo Di Luca a d'ailleurs annoncé son intention de creuser son avance sur Lance Armstrong.

Le saviez-vous ?

Le maillot vert récompense le leader du classement de la montagne sur le Giro, soit le meilleur grimpeur contrairement au Tour de France sur lequel il récompense le leader du classement par points, soit le meilleur sprinteur.
Avec sa victoire dans l'étape de montagne, Danilo Di Luca est leader de ce classement de la montagne. Il portera donc aujourd’hui le maillot vert.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Danilo Di Luca
Classement général
Thomas Lövkvist

Etape 3 : Grado - Valdobbiadene / 198km


Petacchi gagne de nouveau et prend le maillot rose

La troisième étape du tour d'Italie emmenait les coureurs de Grado à Valdobbiadene sur une distance de 198km. C'est l’italien Alessandro Petacchi qui a de nouveau gagné au terme d’un sprint vite réglé. Explications.
Il a gagné en force, tout en puissance et dans les derniers mètres comme il sait si bien le faire. Il a même du freiner très fort pour ne pas percuter les photographes derrière la ligne d'arrivée !

Sans réelle concurrence, Mark Cavendish ayant été retardé par une chute à 10km de l’arrivée, l’italien de l’équipe LPR a doublé la mise, endossant du même coup le maillot rose de leader.


Quelques attaques ont eu lieu dans le final, le profil bosselé étant propice aux attaques des baroudeurs. Sont sortis par exemple le français Thomas Voeckler de l’équipe BBox ou Jens Voigt, le puissant et inusable allemand de l’équipe Saxo Bank.

Du côté des leaders et favoris de ce Giro, on signalera l’abandon sur chute de l’américain de la Garmin Christian Vande Velde (photo ci-contre) et la perte de 24 secondes pour le russe Denis Menchov de l'équipe Rabobank, piégé dans un second groupe à l’arrivée.

L'italien Ivan Basso, grand favori, a démontré ses ambitions pendant l'étape en faisant rouler son équipe pour revenir sur la grande échappée du jour partie au km 6 et reprise au km 163.

Damiano Cunego, quant à lui, a terminé 5ème en accélérant dans le final sans doute dans le but de se tester avant la première étape de montagne demain dans les dolomites. Le coureur de la Lampre a semblé très à son aise dans le final.

Le mieux classé parmi les favoris est l'américain Lance Armstrong de l'équipe Astana. Il est pointé à 31 secondes d’Alessandro Petacchi en 5ème position au classement général. Il pourrait éventuellement prendre le maillot rose demain si des écarts venaient à se creuser sur les pentes de San Martino di Castrozza.
Le profil de cette arrivée en côté n’est, a priori, pas propice à la création d'écarts importants mais sait-on jamais.

Le saviez-vous ?

Les vélos qu’utilisent les coureurs sont faits de fibres de Carbone pour la grande majorité. Léger et très rigide, le Carbone permet de réaliser des vélos retranscrivant parfaitement les efforts des coureurs cyclistes tout en très légers. Les cadres les plus légers descendent même sous le kilo !
Pour la première étape de montagne demain, certains coureurs utiliseront des vélos optimisés pour ce genre d’étape avec des équipements encore plus légers, un centre de gravité bas et étudié pour ne pas avoir de poids tournant (vis de rayons placées sur le moyeu plutôt que sur la jante par exemple)

Martin Regent
Vainqueur du jour
Alessandro Petacchi
Classement général
Alessandro Petacchi

Etape 2 : Jesolo - Trieste / 156km


Petacchi renoue avec le succès et bat Cavendish

Partie de Jesolo, la deuxième étape du tour d'Italie amenait le peloton à Trieste. L’étape comportait 156km et était conclue par trois tours d’un circuit autour de de la ville d'arrivée.

Pendant cette étape, on a pu voir l’italien Leonardo Scarselli de l’équipe ISD rester échappé pendant 140km et compter plus de 8 minutes d'avance. L'équipe du maillot rose, sprinteur de son état et par conséquent potentiel vainqueur de l’étape du jour, s'est mise à rouler en fin d'étape pour ramener le peloton sur l'échappé dans le but de faire gagner son leader, Mark Cavendish.


Cependant, c’était oublier Alessandro Petacchi, le "roi du sprint" italien. Le coureur de l’équipe LPR, 35 ans, de retour d’une suspension de un an à la suite d’un contrôle anti-dopage non négatif subi lors de l'édition 2007 du tour d'Italie, s’impose devant Mark Cavendish, favori de cette étape et leader du classement général.

Cavendish avait pourtant été parfaitement emmené par son équipe, la Columbia, celle-là même qui avait gagné la première étape. C’est dire si on pouvait croire à une victoire du britannique.
Et pourtant, c’est bien Petacchi, qui a devancé le maillot rose sur la ligne à Trieste. Cavendish a reconnu avoir raté son sprint. Petacchi, quant à lui, expert des sprints emmenés dans les tous derniers mètres, a réussi à dépasser le coureur de l'île de Man à quelques mètres de la ligne. Cavendish n’a jamais pu le reprendre et s’incline.

Le maillot rose a reconnu être vexé. Il garde tout de même son maillot de leader. Le final a été mouvementé avec une chute ayant coupé le peloton en deux parties. Ivan Basso perd 13 secondes tout comme Levi Leipheimer victime d’une crevaison.

Demain l’étape sera longue de 198km et emmenera les coureurs de Grado à Valdobbiadene. Cette étape de plaine ne présentera pas de difficulté particulière sauf une petite côte sur la fin. On peut donc s’attendre là aussi, à moins d’une échappée, à un sprint massif et peut-être à la revanche de Cavendish sur Petacchi qui pourrait lui prendre le maillot rose en cas de victoire.

Le saviez-vous ?

Le maillot rose de leader du Tour d’Italie tire sa couleur des pages de couleur rose du journal la gazzetta dello Sport, journal italien organisateur du Giro.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Alessandro Petacchi
Classement général
Mark Cavendish

Etape 1 : Lido di Venezia / 20km


Columbia l'emporte. Mark Cavendish est en rose

La première étape du Giro était un contre la montre par équipe de 20km dans Venise.
Ce type d’épreuve permet de juger de l'état de forme des équipes. On peut de même y voir le savoir-faire d’un groupe. On a lors de ce genre d'épreuve l’occasion de découvrir les coureurs habillés de la tête aux pieds en éléments et vêtements aérodynamiques.


Comment cela s'est déroulé ?

Plusieurs équipes avaient été désignées favorites pour la victoire d’étape : Garmin avec ses spécialistes de l’effort solitaire Millar, Wiggins ou encore Zabriskie, finit 2ème à 6 secondes de la Columbia.

Il en était de même pour l’équipe Katusha avec Pozzato, Ignatiev et Petrov qui finit en 6ème position à 35 secondes des vainqueurs.

Cependant, l’équipe Columbia a dans ses rangs de très bons éléments spécialistes du chrono : Lövkvist, Rogers, ancien champion du monde du contre la montre, sans oublier également le sprinter britannique Mark Cavendish, premier leader de ce tour d’Italie. Forte de ces individualités, l'équipe Columbia High Road a donc remporté ce contre la montre par équipe.

Le britannique Mark Cavendish avait déjà prouvé depuis le début de la saison qu’il était très fort. On se souvient de son incroyable victoire lors de Milan - San Remo lorsqu’il avait gagné en lâchant tous ses adversaires et en tenant tête au puissant Haussler.

L’équipe Columbia, qui avait été la première à s'élancer, souvent un handicap, a réalisé un temps canon qui lui a permis de gagner cette première étape. Cavendish endosse le maillot rose ayant été le premier de son équipe à franchir la ligne d’arrivée.

Le saviez-vous ?

Ce sont les créateurs Dolce & Gabbana qui ont eu la charge de designer le maillot rose de ce Giro du centenaire.
Le résultat sera visible sur les épaules du leader de la course tous les jours. C’est très minimaliste. Un liseret tricolore aux couleurs italiennes a été rajouté sur le col. Mais pour le reste, c’est du rose tout ce qu’il y a de plus habituel. Un peu plus vif que les années précédentes mais cela reste très sobre. Une aubaine pour les sponsors.

Martin Regent
Vainqueur du jour
Equipe Columbia - High Road
Classement général
Mark Cavendish

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