Dossier : Le festival de Sziget 2009


Tiken Jah Fakoly, le reggae militant

Tiken Jah Fakoly, le reggae militant - © F. Chareix
Tiken Jah Fakoly, le reggae militant

Contestataire, le reggaeman africain Tiken Jah Fakoly a montré le 16 août, au festival Sziget, toutes les facettes de ses talents scéniques. Le public, très cosmopolite, a fait un excellent accueil à l’Ivoirien.


Du reggae en grande formation : ils sont tous vêtus de la même tunique, ou presque, comme dans une chorale bien sage. Mais la comparaison s’arrête là. Au son d’une guitare qui ne se gêne pas pour quitter le gimmick wah-wah typiquement jamaïcain, pour sonner à la limite du bluegrass, Tiken Jah Fakoly a littéralement conquis le public de Budapest, dimanche 16 août, alors que The Offspring remplissait la grande scène.

Ivoirien, très concerné par la succession politique de président Houphouët-Boigny, Tiken Jah Fakoly est l’auteur de quelques brûlots musicaux : « Quitte le pouvoir », qui s’adresse à tous les dictateurs, n’a pas ravi Abdoulaye Wade, chef d’Etat du Sénégal, qui lui a interdit tout droit de séjour. « Plus rien ne m’étonne », qui dénonce avec une ironie mordante le gâchis de la décolonisation africaine, responsable selon le chanteur de l’instabilité politique du continent noir, n’est pas en reste.

A Budapest, Tiken Jah a surtout fait parler la musique, offrant aux milliers de spectateurs conquis par avance un flow reggae diablement bien ciselé.

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