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La Hongrie rayonne dans l’espace culturel de l’Europe centrale. La musique tsigane y est une institution, tout comme en Serbie, en Ukraine ou dans toute la région balkanique. Carpathe, Ruthène, Roumaine, Klezmer, la musique des gens du voyage a toute sa place ici.
Le festival Sziget tient à affirmer son ancrage dans le contexte culturel de l’Europe centrale. La tradition rom n’est pas un vain mot et c’est à la Roma Sàtor (tente tsigane) que l’on peut croiser ce qui se fait de mieux dans le genre, en France, en Espagne, mais aussi et surtout de la Serbie à l’Ukraine. Sziget ne serait qu’un festival énorme de plus sans cette programmation. A côté des vedettes confirmées telles que Romano Drom, deux découvertes cette année. D’abord, une troupe réunissant la crème de la musique gipsy, sous la direction d’Anton Kovàcs (Romano Drom, justement) et Istvàn Szilvàsi. A l’initiative de Marina Pommier, qui dirige la tente rom d’une main de velours, cette formation devrait rencontrer un succès qui ne serait que justice.
On a remarqué aussi des groupes français : Yom, de Lyon, et Kaloomé , de Perpignan. Un son tsigane mâtiné d’influences arabo-andalouses, avec en sus des rythmes noirs. La chanteuse, Sabrina Romero, est une pépite d’or, et la guitare d’Antoine Garcia mène avec virtuosité un ensemble de très haut niveau. Kaloomé, à découvrir de toute urgence.
© F. Chareix