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L’artiste française, qui aime évoquer une géographie de l’imaginaire dans ses chansons, s’est produite le 13 août dans le jardin à ciel ouvert qu’est l’Amphithéâtre de Sziget. Emily Loizeau, ou comment faire résonner une chanson à texte dans un monde de brutes.
On la retrouve, fragile mais énergique et décidée, devant une foule qui auraît dû être bien plus dense qu’elle n’est. La faute à Fatboy Slim qui fait tourner ses séquenceurs au même moment, captant ainsi le jeune public français du festival. Toute la diversité du Sziget se trouve résumée là : à 21H30, le jeudi 13 août, il y avait en même temps Fatboy Slim, l’Orquesta Buena Vista Social Club, Quimby et … notre Emily. De la chanson à texte contre des rythmes cubains, ou du son et lumière avec paillettes !
Emily Loizeau, qui a surtout fait des concerts en France pour la sortie, en février 2009, d’un nouvel album (Pays sauvage) où se croisent Jeanne Cherhal, Thomas Fersen et Olivia Ruiz. En pleine ascension, Emily Loizeau ne tiendra pas rigueur à Budapest du faible nombre, tout relatif, il y en avait près d’un millier, disséminés autour de l’esplanade) de spectateurs, car tous connaissaient leurs classique : l’Autre bout du monde, fredonné par chacun, fut un très grand moment de chanson. Une manière de signer une autre singularité du Sziget : on y parle et on y chante beaucoup dans la langue de Molière.
© F. Chareix